CaDerange

Réactions à l'actualité politique et sociétale de manière dérangeante.Une forme de pensèe alternative.Des suggestions au grand public , au monde politique et médiatique....

05 avril 2006

Bienvenue au Myanmar

L'hebergeur de ce blog me fournit des statistiques sur les visites du site et les provenances de ces visites.

Je viens de voir que pour la première fois, CaDerange venait d'enregistrer la visite d'un visiteur du Myanmar. Bienvenue donc à ce nouveau venu dont j'espère qu'il deviendra un visiteur régulier.

Pour ceux qui ne connaissent pas le Myanmar, sachez que c'est le nouveau nom de la Birmanie, un pays d'Asie du sud est peu connu en Europe.

Posté par CaDerange à 15:00 - Monde - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Pourquoi la bourse ne devisse t elle pas?

On peut s'étonner de voir la France dans la rue, la contestation politique et sociale s'établir quotidiennement, le pouvoir politique s'occuper de notre mai 68 revisité et de rien d'autre et pourtant la Bourse continuer son bonhomme de chemin à la hausse alors qu'en d'autres occasions elle aurait plongé dramatiquement. Un peu comme si nous avions une France à deux vitesses, celle qui manifeste mais dont l'impact économique semble minimal et celle qui continue à travailler, imperturbable et qui, incidemment, fait vivre le pays. J'y vois personnellement quelques raisons:

  • Le CAC 40 qui est l'indice par lequel on suit l'évolution de la Bourse ne représente que les 40 plus grandes entreprises française, largement internationalisées et donc assez peu touchées par les évènements. De plus il est lié aux autres places mondiales et reflète donc plus l'activité économique mondiale que celle de la "petite" France.
  • Le politique et l'économique sont deux mondes qui se cotoient mais qui sont de plus en plus indépendants, même si le politique, pour maintenir son rôle et son importance, essaye de nous faire croire qu'il controle encore quelque chose. La libéralisation de l'economie, sa globalisation, l'émergence d'une économie mondialiséee dans laquelle nos entreprises sont fortement impliquées, le désengagement de l'Etat du secteur productif via les privatisations et son impécuniosité, ont peu à peu transformé le politique en jeu de rôle sans impact économique.
  • Peut être effectivement que les grévistes et ceux qui défilent dans la rue n'apportent que peu de valeur ajoutée à l'activité économique. C'est le cas évidemment des étudiants, et malheureusement des casseurs qui les accompagne. C'est plus surprenant pour les autres familles de grévistes, à moins que leur contribution aux chiffres globaux  des participants aux défilés ne soit que marginale.

L'important, c'est que l'activité économique soit aussi peu touchée que possible par les évènements. Car, nous en avons impérativement besoin...

Posté par CaDerange à 05:09 - Industrie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La diplomatie du gazoduc:La Biélorussie maintenant

Nous avons assisté cet hiver en une passe d'arme sévère entre la Russie, représentée par Gazprom, et l'Ukraine dont je vous avais reporté certaines péripéties dans un message du 3 janvier. Et qui avait eu quelques répercutions sérieuses sur l'approvisionnement en gaz de l'Europe continentale cet hiver.

Le front de la diplomatie du gazoduc, comme je l'appellais alors, se déplace en ce moment en direction de la Biélorussie, une semaine à peine après la réélection discutée et discutable du dernier dictateur stalinien de l'ex empire soviétique, Alexandre Loukachenko.

Alexandre Loukachenko a besoin d'appuis pour son régime, même si le danger d'une révolution de velours comme en Ukraine semble écarté pour l'instant. Et où d'autre pourrait il en trouver que vers son ancien "frère" en communisme, Vladimir Poutine? Qui d'ailleurs a été particulièrement rapide à reconnaitre sa réélection.

Par contre sur le plan économique et commercial, et comme dans le cas de l'Ukraine, les deux pays tardent à sortir des pratiques de l'exURSS. La Russie effectivement assure 90pct de la fourniture énergétique de la Biélorussie sous forme de gaz à un prix très inférieur au prix du marché européen  à 47 Dollars les Milles M3 pour 230 dollars le prix européen. Le même bras de fer qui s'est passé avec l'Ukraine est donc en train de se dessiner avec la Biélorussie et son Président. Avec des conséquences similaires car un quintuplement du prix du gaz correspondrait aussi pour la Bièlorussie à une perte de PIB d'au moins 10pct.

Une crise similaire s'était produite durant l'hiver 2004 à la fin de laquelle la Bièlorussie, s'était engagée, en échange du maintien de son prix actuel de Gaz à donner à la Russie la propriété de la moitié de la société bièlorusse de gazoduc, Beltrangaz. En d'autres termes la Bièlorussie avait accepté ce que l'Ukraine a refusé. Dans la pratique rien ne s'est passé depuis sous le pretexte des elections bièlorusses. Celles çi terminées, il n'est donc pas anormal que Gazprom relance la question de l'échange " prix du gaz contre maitrise de la logistique gazière". D'autant plus que l'autre système de gazoducs pour alimenter l'Europe, celui qui passe sur le territoire ukrainien, est rien moins que sur, du moins tant que le gazoduc sous la Baltique n'est pas construit.

Et comme c'est un objectif stratégique pour la Russie et Vladimir Poutine de controler la logistique de sortie de ses exportations gazières, il y a fort a parier que nous allons vivre quelques mois de trouble Russo-Bièlorusse, peut être une interruption de fourniture et sans doute une prise de controle de Beltrangaz par Gazprom en échange d'un prix de gaz identique à celui consenti à l'Ukraine...

A suivre.

NB. Vous avez noté que Monsieur Gerhardt Schröder devenait le directeur de la compagnie du Gazoduc sous la Baltique et que Gazprom avait fait des ouvertures à Gaz De France pour participer au projet.

Posté par CaDerange à 05:01 - Energie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

"Les patrons ne sont pas des négriers".

Cette phrase est de Thierry Breton, notre ministre des Finances et ex patron du privé qui s'est déclaré frappe par " l'image que certains ont voulu donner de la réalité de l'entreprise. On a voulu faire croire aux jeunes que l'employeur n'avait qu'une obsession, celle de renvoyer les jeunes qu'il recrute".

Thierry Breton y voit "une injure pour les deux millions d'entrepreneurs de notre pays qui ne sont pas des négriers".

Je ne peux que trouver cette intervention utile et méritoire car l'image que l'on donne des entreprises et des entrepreneurs n'est rien moins que scandaleuse. C'est vrai des discours des délégués des organisations étudiantes, qui n'ont jamais vu une entreprise ni un entrepreneur, mais affichent haut et fort des certitudes. C'est vrai des participants aux défilés et de certaines de leur banderoles ou de leurs mots d'ordre. C'est vrai surtout des médias qui se plaisent à attaquer tout ce qui a trait à l'entreprise. Alors que, comme j'ai eu l'occasion de le faire remarquer dans un autre message, toute émission politique sur le CPE se fait systématiquement en dehors de la presence d'un quelconque chef d'entreprise- et de PME en particulier- qui est pourtant censé créer les emplois que tout le monde attend!

Comme le Président de la Commission Européenne l'a dit récemment à l'Assemblée Nationale<< ce n'est pas avec un discours contre les entreprises que vous allez créer des emplois >>.Visiblement, nous ne l'avons pas encore compris en France.

Il faut vraiment beaucoup de courage et d'abnégation pour devenir créateur d'entreprise et créer des emplois dans notre pays. Ah , si nous pouvions vivre sans entreprises !

Posté par CaDerange à 04:44 - Etat - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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