31 mars 2006
Encore des bravos de Caderange...
Décidement il se passe ces jours çi des choses intéressantes et courageuses qui meritent un coup de chapeau. En voiçi trois nouveaux:
-Un tout grand Bravo au Présidernt du Nigeria , Olusegun Obasanjo, qui a pris finalement la décision de remettre aux autorités libériennes de Ellen Johnson Sirleaf, le nommé Charles Taylor, ex-Président du Liberia, qui s'était signalé par sa cruauté dans la guerre civile de Sierra Leone, pays mitoyen du Liberia, très riche en ressources diamantifères et mis en coupe réglée de ce fait par Charles Taylor et les rebelles qu'il soutenait. Charles Taylor est accusé de rien moins que crimes de guerre, crimes contre l'humanité,massacres, viols et recrutement d'enfants soldats durant la période 1991/2001(10ans !).Il doit être transféré aux autorités de son pays d'origine le Liberia qui doit ensuite l'extrader lui même vers la Sierra Leone pour être remis au Tribunal Spécial pour la Sierre Leone, crée sous l'egide de l'ONU pour juger les atrocités commises dans ce pays. Même s'il a fallu que les Etats Unis le poussent fortement à une telle décision , un grand bravo à Olusegun Obasanjo!
-Un autre grand bravo à la Cour Suprème de l'Afghanistan qui a pris la décision d'interrompre le procés du citoyen Afghan converti au christianisme qui était menacé, au nom de la loi islamique, d'être condamné à mort. Comme il n'est pas question de modifier la loi islamique, il a fallu trouver un prétexte qui a été celui de "l'incapacité mentale" de l'accusé. Triste subterfuge mais bravo quand même à la Cour Suprème et au Président de l'Afghanistan Hamid Karzai.
-Enfin toutes mes félicitations à Han Myung-sook, nouvelle Premier ministre de la Corée du Sud. En plus elle est francophone!
Où sont passé les provisions d'EDF pour le démantèlement des centrales?
L'EDF est censée avoir provisionné le cout des démantèlements de ses centrales nucléaires et ,ce faisant, d'en avoir inclus le coût dans ses tarifs d'electricité.
Quand on regarde les comptes d'EDF on y trouve effectivement 28 milliards d'Euros. La première question qui se pose sur ces provisions est "Seront elles suffisantes?". La question n'est pas urgente néanmoins car l'age moyen du parc des centrales EDF est seulement de 19ans et leur éspérance de durée de vie est de 40 ans ce qui nous amène à un premier démantèlement en 2018. Par ailleurs EDF travaille en permanence à augmenter si possible la durée de vie de ses centrales sur la base des performances actuelles et des inspections régulières des matériels.Elle cherche en particulier un gain de 10ans de plus sur leur durée de vie moyennant sans doute quelques revisions majeures. Tout ceci pour dire que le coût des démantèlements reste encore largement hypothétique et dependra beaucoup de leur durée de vie finale.
L'autre source pour pouvoir juger de la validité de ces provisions est de voir ce que les autres electriciens européens ont provisionnés pour leur propres démantèlements. Electrabel par exemple est dans le même ordre de grandeur qu'EDF à 444€/Kw de capacité installée pour 329 à EDF. Les électriciens allemands en sont à des valeurs plus élevées avec 966€/kw chez RWE et 1207 chez E.ON. Peut être par contre intègrent ils dans leurs calculs le plan de démantèlement déjà voté en Allemagne qui doit fortement raccourcir l'espérance de vie de leurs centrales par rapport aux hypothèses EDF?
Il est rassurant néanmoins que la Cour des Comptes qui a passé en revue la politique d'EDF dans ce domaine l'année dernière seulement,n'y a rien trouvé à redire.
La 2ème question qu'il faut se poser sur ces provisions est de savoir si l'argent correspondant à ces provisions existe bien quelque part, c'est à dire si les provisions sont "financées"( funded en anglais) ou pas. Dans un cas similaire qui est celui du financement des retraites,n'oublions pas que la situation très difficile de la plupart des sociétés américaines dont Ford et GM, est lié à l'absence de financement(funding) de ces obligations. Dans le cas d'EDF, il semble que pour l'instant il n'y ait que 3.4 milliards d'Euros d'actifs financiers en face des 28 milliards de provisions ! En d'autres termes la provision est bien là mais pas l'argent.
Le gouvernement travaille à l'heure actuelle sur un projet de loi sur la gestion des dechets et matières radioactives qui concerne au premier chef EDF. A l'occasion de cette loi, il est prévu d'inclure l'obligation pour tout producteur de ce type de déchets d'évaluer l'ensemble de ces charges et surtout de constituer les actifs qui correspondent aux provisions. De mettre donc de l'argent de coté pour assumer la gestion et l'entreposage des dechets ainsi que le cout du démantèlement des centrales.Dans ce cadre EDF s'est engagé à "mettre de coté" 2.7 milliards d'euros en 2006,puis 2.35 tous les ans pendant 4 ans. Ce qui nous amène à 12 milliards qui seront placés et devront faire des petits pour assurer la charge du démantèlement quand le temps sera venu.
A suivre. Ceci dit si un lecteur expert en comptablilité pouvait me dire qu'elle a été l'impact des provisions dejà effectuées et non financées sur les résultats au fil des ans d'EDF ou sur les tarifs d'electricité, il est bienvenu à commenter.Il ne faudrait tout de même pas qu'en temlps que consommateur, nous payions deux fois ces provisions.
Le problème de l'eau en France et dans le monde.
Une autre problème que nous allons laisser à nos enfants et qui est tout aussi critique que celui de l'énergie est celui de la disponibilité de l'eau à la surface du globe et de son utilisation. Un Forum Mondial de l'Eau vient de se tenir à Mexico sur ce sujet. Lieu emblématique sans doute car Mexico, vaste mégalopole de 22 millionsd'habitants(la plus grande du monde), est justement incapable de fournir de l'eau aux bidonvilles voire aux quartiers populaires qui l'entourent.
L'eau a ceci de très particulier que c'est un "matériau" qui tombe du ciel en quelque sorte et qui de ce fait est considérée comme gratuite et accessible à tous. Et quand, au contraire, il n'en tombe pas, c'est que Dieu l'a voulu ainsi. Il y a donc un certain fatalisme à accepter son absence ou au contraire son excès.
Dans le temps, l'utilisation de l'eau a beaucoup évolué. Elle est passé de l'utilisation originelle domestique et agricole exclusive à une utilisation de plus en plus importante pour l'industrie comme liquide refroidisseur et pour le domestique avec l'élévation du niveau de vie. Elle est également très variable d'une région et d'un pays à l'autre à la surface du globe.
L'accès à l'eau pose également le problème de son évacuation une fois souillée, et des réseaux d'assainissement qui sont censé le faire et en permettre la réutilisation.
Du fait de toutes ces particularités, personne ne gère vraiment les besoins en eau et il n'y pas eu de réflexion à long terme
sur son utilisation qui est laissée à une multitude de décisions individuelles. C'est ainsi que l'utilisation domestique s'est developpée sans controle, que des pratiques nouvelles comme l'irrigation ont pris de l'ampleur et que des pays à priori arides se sont mis à developper sous irrigation des cultures pour l'exportation alors que leurs ressources hydriques ne les y destinaient pas nécessairement.
Voiçi, ci contre les utilisations de l'eau en France. La France est plutôt bien pourvue en ressources naturelles avec en particulier des nappes phréatiques qui s'étendent sous le bassin parisien jusqu'à l'Alsace. Par contre elle ne sont pas équitablement repartie et certaines régions, comme la Charente par exemple, sont particulièrement touchées par la sècheresse.
Le rechargement des nappes phréatiques est aussi lent que la diminution de leur niveaux et il faut, en gros, autant d'années pluvieuses pour compenser les années de sècheresse. Heureusement la prise de conscience du problème est commencées et on observe des changements d'attitude chez les grands utilisateurs et les agriculteurs en particulier. Ce qui ne veut pas dire que la gaspillage est élmiminé, hélas.
L'avenir passe sans doute par une allocation globale de quotas par type d'utilisation. Et peut être aussi par un paiement à définir et à mettre en place des quantités d'eau utilisées...
30 mars 2006
Brèves de blog linguistique
- Nous avons une Academie Française qui est censeé defendre la langue Française et mettre à jour le dictionnaire, dans une assez grande discrétion en dehors des intronisations officielles des nouveaux membres avec discours, bicorne et épée. Tient elle vraiment son rôle, c'est a vous d'en juger? Voila en tous cas un exemple d'utilisation des séniors. Lors de l'émission sur la Canada dont je vous ai déjà parlé, il nous a été présenté l'équipe, une bonne vingtaine de personne qui, dans l'Etat du Quebec,traque sans relache l'anglicisme nouveau et le transforme en un mot utulisable en françàis. C'est loin d'être évident et le traducteur ne saura si sa traduction,-ou plutôt son invention d'un mot nouveau-,sera accepté que s'il réussit à passer dans la langue courante parlé.Vous connaissez la "ouate", le "coussin gonflable" et d'autres. Le plus récent est la traduction de podcasting, ce mot d'origine anglaise que la plupart d'entre nous ne comprennent pas encore et dont je vous ai expliqué le sens dans ce blog. La traduction choisi par le Quebec est "balladodiffusion" du fait que l'acte dont il s'agit concerne la diffusion sur les balladeurs de fichier de textes téléchargés. Longue vie et beaucoup d'imagination à cette équipe. Une suggestion à notre Academie Française et à nos médias:n'essayons pas de réinventer l'eau chaude et uitlisont les termes que nos cousins d'amérique réimaginent tous les jours...Ils sont plein de charme
- Boycott, Boycotter, Boycottons...Vous ignorez sans doute d'où provient ce terme utilisé mondialement avec le même sens partout dans le monde qui est de mettre à l'écart, mettre à l'index. Il provient du nom de famille d'un certain Charles Cunningham Boycott né dans le Norfolk en Angleterre en 1832 qui après une carrière dans l'armée britannique vint en Irlande comme régisseur d'un domaine appartenant à un riche conte anglais dans les années 1850/1900 à une époque ou la famine sévissait et où les Irlandais pour fuir la misère s'expatrièrent en grand nombre. Les terres appartenaient aux Anglais qui en souhaitaient le revenu maximum et les Irlandais qui fournissaient le travail sur les terres mourraient de faim. Un épisode du conflit éternel capital/travail. Monsieur Boycott s'y signala sans doute par une particulière férocité car il fut mis à l'index par la population irlandaise qui refusait de lui parler et même de lui vendre les choses de tous les jours.Au point qu'il n'eut d'autres solution que de repartir en Angleterre... en laissant son nom dans l'histoire
Le stockage sous terrain des dechets nucléaires
L'Andra(Agence Nationale des Déchets Radioactifs) dont je vous ai parlé dans un message du 22 mars pour son rapport sur l'évaluation du stock de déchets nucléaire en France,est aussi chargé des sites de stockages existants et surtout du site de recherche sur le stockage souterrain de Bures.
Ce site implanté sous le bassin parisien, à Bures, dans la Meuse,est situé à 490 mètres de profondeur dans une couche géologique
constituée d'Argilite, c'est à dire d'un mélange d'argile à 55pct qui lui apporte l'imperméabilité, de 25pct de calcaire qui lui apporte la résistance mécanique, de 18pct de silice et de pyrite et de résidus divers. Elle est épaisse de 130 mètres et a été sélectionnée comme étant particulièrement adaptée au stockage en grande profondeur de déchets dangereux.
Elle est vieille de 150 millions d'années et n'a pas bougé depuis l'émergence des Alpes.Le laboratoire est constituée de deux puits d'accès et de galeries techniques dans la couche d'argillite à partir desquelles ont été percés 130 forages pour étudier la qualité de la roche.
Le but de l'étude, fixée par la loi Bataille, était de savoir si la couche d'argillite de ce plateau, qui s'etend sur deux cents km2, allait être capable de conserver les dechets radioactifs à durée de vie longue sur des centaines de milliers d'années.
Pour y répondre les chercheurs ont d'abord commencé par reconstituer l'histoire géologique de cette couche sur les 155 milions d'années précédentes. Ils en ont conclu qu'il n'y avait pas de risque sismique sur le million d'année à venir.
Ils ont ensuite cherché à savoir comment les colis de déchets radioactifs, soient vitrifiés soient dans des bonbonnes métallique recouvertes de bétons allaient résister et en cas d'écrasement par la roche comment les produits radioactifs allaient migrer dans la couche d'argillite. Résutat positif des sondages et des simulations faites qui montrent que la couche est d'une grande solidité, très etendue et donc tout à fait capable d'empécher sur cette durée, la migration des produits radioactifs qui auraient éventuellement pu s'échapper de leurs sarcophages.
Dernieres études:verifier les mouvements de l'eau dans cette roche imperméable et sa circulation souterraine, par des fractures.Les hydrologues ont conclus que l'eau s'écoulait du haut vers le bas et qu'en 100 000 ans elle s'était écoulé seulement que de quelques centimètres.
Tout ceci a donné lieu à un rapport publié par l'Andra en début d'année.Le travail est très positif mais n'est pas terminé et il faudra une dizaine d'année pour completer les études. Mais il n'y a aucune urgence vu la modicité des volumes de déchets à séquestrer et les conditions de stockage actuelles à La Hague ou Marcoule.
Le travail suivant consistera à étudier les conséquences du passage de galeries de 17m2 de section, comme dans le laboratoire, à des galeries de 60 m2 de section. Et d'étudier les méthodes pour descendre et manipuler les 37 000 colis à stocker.
Au total il est prévu que le Centre de stockage final ne devrait pas être installé et opérationnel avant 2025.
Premiers résultats du péage urbain a Stockholm
Je vous avais signalé dans un message du 14 janvier sur l'instauration des péages urbains, la mise en oeuvre de celui de la ville de Stockholm. C'est le projet le plus techniquement avancé au monde avec tout un système de réconnaissance des véhicules grace à des portiques à radiofréquences et des badges, un peu comme le télépéage mais appliqué à une masse de véhicules et de transaction infiniment plus importantes. Le cout du projet est de 400 millions d'Euros et l'objectif de réduire le nombre de voitures entrant dans Stockholm de 50 000/jours soit 10 à 15 pct de réduction de la circulation.
Il y a 18 points d"entrée équipés de portiques installés qui vérifient les badges des voitures qui entrent dans la ville et débitent leurs comptes.Les fraudeurs, c'est à dire ce qui rentrent quand même dans la ville sans badge, sont reperés par des caméras automatiques(comme nos radars) et doivent payer leur taxe d'entrée sous 5 jours faute de quoi ils ont une amende.Il fonctionne en semaine seulement de 6h30 à 18h30. Son cout pour ceux qui malheureusement doivent impérativement prendre leur voiture est d'environ 80 euros par mois
Le projet était prevu être en phase de test pendant 6 mois.Pour l'instant les premières conclusions en sont les suivantes:
-La technique qui avait été contestée par les opposants au projet marche bien et sans problèmes techniques
-La baisse de trafic observée est d'environ 25pct ce qui correspond à 100 000 voitures en moins par jour dans Stockholm
-Les transports publics enregistrent une augmentation de trafic correspondant à 40 000 voyageurs supplémentaires. par contre on ne sait pas où passe le solde des 60 000 personnes qui n'enttrenet plus dans la ville. Est ce du covoiturage ou du manque à gagner pour les commerces de centre ville comme il avait été observé à Marseille au moment de la grève des transports publics, ou des décalages dans les heures d'entrée dans la ville?
-La circulation est effectivement devenus plus fluide en ville et le rush des transport publics a vu ses horaires s'élargir d'une heure supplémentaire.
L'expérience continue. A suivre à la fin de l'hiver pour voir si l'absence de recours à la voiture devient définitif.
29 mars 2006
La Chasse au Gaspi...aux US
Le gaspillage sévit aux Etats Unis comme dans toutes les démocraties du monde. Il se traduit la bas par ce que les techniciens du budget américain appellent des "earmarks" qui sont des lignes budgétaires introduites par amendement dont on ne sait plus très bien (ils sont anonymes!), qui les a fait inclure dans les budgets. lls ont l'inconvénient, dans le système américain, que l'on ne peut les supprimer sans remettre en cause l'ensemble de leur chapitre budgétaire. Même le Président ne peut toucher à une ligne de budget spécifique une fois le budget approuvé, il ne peut que bloquer l'ensemble du chapitre budgétaire
Or ces amendements concernent des dépenses à destination d'une circonscription particulière ou d'intérets spécifiques. Ils sont donc tout à fait clientélistes, représentent des dépenses importantes( 50 Milliards de Dollars) mais surtout sont en augmentation extrèmement sensible en quelques années. Ils peuvent être aussi un signe d'une certaine dégradation des moeurs politiques car il n'y a pas de dépenses sans retour d'ascenseur de la clientèle concerné.
C'est sous la pression de l'association " Citoyens contre le Gachis Parlementaire"(CCAGW), dont l'équivalent français est Contribuables Associés, que GWBush s'est décidé à agir contre ce gaspillage permanent. Il a donc demandé aux élus de lui donner le droit de proposer au parlement la suppression de certaines lignes budgétaires qui lui paraissent être d'ordre clientéliste. Les députés seraient alors obligé de sortir du bois en approuvant ou supprimant la dite ligne.
Incidemment, le problème existait du temps de Clinton qui avait réussi à faire approuver une loi qui lui permettait de supprimer certains dépenses. Malheureusement la Cour Suprême a cassé cette loi et les députés américains ont pu reprendre leurs petits jeux clientélistes
Si je vous relate cette bataille américaine, c'est que nous sommes en France, je pense, dans une situation assez proche de celle des US, avec beaucoup de gaspillages et pas mal de clientélisme également, en particulier dans le domaine des niches fiscales qui permettent de favoriser telle ou telle profession. Il a d'ailleurs déjà été question de reformer notre budget et de supprimer ces fameuses niches mais apparement sans que nos députés aient montré une volonté farouche de résister aux sirènes des professionnels du "lobbying".
Espérons que cet exemple nous permette de remettre à nouveau sur le métier le problème de la maitrise des dépenses de l'Etat et que cette fois, les Etats Unis puissent nous servir de modèle
Pourquoi cacher les principes de fonctionnement de la PAC?
Le gouvernement a fini par rendre public la liste des principaux bénéficiaires des subventions de la Politique Agricole Commune, la PAC, suite à un recours auprès la CADA(Commission d'Accès aux Documents Administratifs), -encore une Commission théodule que vous en connaissiez sans doute pas tout en la finançant-, intenté par le magazine Capital.
Curieux tout de même cette attitude des pouvoirs publics? Y a t il vraiment des choses qui dérangent dans cette liste ou bien est ce une autre manifestation de comportement régalien? La surprise est peut être que les plus gros bénéficiaires ne sont pas ce que l'on croyaient,des "gros" céréaliers, par exemple, ou encore le Prince Albert de Monaco, mais plutôt des agriculteurs discrets, les riziculteurs de Camargue. Ou que ce sont les gros producteurs qui en réçoivent le plus?
Vous aviez peut être pensé que la culture du riz en Camargue avait disparu, vu l'absence totale de référence à la Camargue dans les paquets de riz que vous trouvez dans vos supermarchés. Eh bien non puisque 6 riziculteurs figurent dans le Top ten des bénéficiaires dont le premier, les Fermes Françaises, installés à St Louis du Rhone. Un "gros" éleveur dans le lot de dix néanmoins,le Domaine de Berneuil, exploité par des italiens dans la Vienne.
Au total la France perçoit 21pct des aides européennes qui se montent à 44.8 millions d'euros.Vous pensiez peut être que les aides étaient là pour aider le petit agriculteur? Eh bien,non. Ce ne sont pas des aides à titre social mais à titre économique et compétitif , c'est a dire qu'elle existent pour permettre à une filière agricole d'être compétitive et donc sont calculées à la tonne produite. Plus vous produisez, plus vous en touchez et donc dans ce classement, ce sont les agriculteurs les plus importants qui sont en tête de liste.Dans le cas des Fermes françaises, leur prix de revient est de l'ordre de 200 à 300 Euros la tonne alors que les prix mondiaux sotn de l'ordre de 150 euros. L'Europe paye la différence en échange de l'entretien de la Camargue.
C'est peut être pour cela que le gouvernement ne voulait pas rendre la liste publique. Peut être devrait il plutôt expliquer le principe de ces aides que de donner l'impression, en les cachant, qu'elles ne sont pas justifiées.
C'est par cette absence de transparence que nos hommes politiques finissent pas se prendre les pieds dans le tapis...
Tchernobyl:les causes de la catastrophe
Nous allons arriver au 20ème anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl qui a été le plus grande catastrophe de l'industrie nucléaire de tous les temps, qui a répandu sur toute l'Europe après l'explosion du réacteur des quantités considérables de produits radioactifs dangereux et qui a provoqué un mouvement mondial de refus du nucléaire.
J'ai eu la curiosité d'essayer de comprendre à cette occasion quelles avaient été les raisons de la catastrophe.Voila ce que j'ai cru comprendre du déroulement de la catastrophe et des raisons de toute sorte, défaut de conception, incident de fonctionnement, erreurs humaines dans la conduite du réacteur,ou combinaison des trois causes qui l'ont provoqué. Il y a eu bien sur des enquètes officielles multiples en URSS et au sein de l'AEIA, Agence Internationale de l'Energie Atomique,dont je tire l'essentiel de ces conclusions.
La Centrale de Tchernobyl batie en 1983 comportait quatre réacteurs de type RMBK de 1000MW chacun et deux en construction au moment de la catastrophe. Le réacteur RMBK de conception soviètique est un réacteur destiné à produire de l'électricité à destination civile mais aussi du plutonium à usage militaire.De ce fait sa construction comportaient des tubes de forces en Zirconium allié dans lequel étaient placés le combustible, de l'Uranium enrichie à 2pct(190 tonnes). Ces tubes de forces pouvaient être retirés du réacteur en cours de fonctionnement, manoeuvre sans doute délicate qui permettait d'ajuster la taux d'irradiation du combustible. Il comportait 211 barres de controle qui permettaient de régler la puissance du réacteur en les enfonçant plus ou moins dans le coeur du réacteur. De l'eau pressurisé circulait dans le coeur du réacteur où elle passait de 270°C et 82 bars à l'entrée à 285°C à 70 bars avec 14.5 pct de vapeur à la sortie. La vapeur produite allait ensuite faire tourner deux turbines qui produisaient 500MW d'électricité chacune. Ce type de réacteur avait trois caractéristiques particulières, la première étant qu'il ne nécessitait pas de cuve forgée de grande taille dont l'URSS ne maitrisait pas la fabrication à l'époque,la seconde de présenter une certaine instabilité à basse puissance et la troisième d'avoir des barres de controles munies de prolongateurs en graphite très lente à la descente.
L'incident lui même provient d'une accumulation de petits incidents. Le réacteur devait être arreté pour maintenance normale mais devait faire juste avant un essai pour vérifier le bon fonctionnement des systèmes de sécurité à haute puissance en cas de panne de courant. Or la baisse de régime du réacteur a été retardée pour des raisons opérationnelles et le réacteur maintenu pendant 9hrs à mi puissance ce qui a provoqué un instabilité du coeur du réacteur. La reprise de la baisse de puissance du réacteur s'est traduite ensuite par une instabilité accrue.Comme il fallait ensuite, pour réaliser l'essai de vérification du fonctionnement des sécurités, repasser en haute puissance, les opérateurs ont cru bon, contrairement aux consignes,de remonter presque toutes les barres de controle.
Au moment d'engager l'essai, le réacteur a commencé à s'emballer et l'appui sur le bouton d'arrêt d'urgence, avec des barres
de controle déjà lentes et complètement remontée a pris trop de temps pour arréter l'emballement. En quelques secondes,la puissance du réacteur a atteint 100 fois sa puissance nominale soit 300 000 MW, l'eau est entré en ébullition, les tubes de forces contenant l'uranium ont fondu.L'eau s'est vraisemblablement décomposée en oxygene et hydrogène qui a explosé en détruisant le coeur du réacteur et en faisant sauté la dalle supérieure du réacteur(450T) de 14 mètres en l'air,détruisant les superstructures du batiment et en envoyant dans l'atmosphère des quantités de produits radioactifs de toute nature.
En aucun cas, par contre, il ne s'est agit d'une explosion nucléaire de type Bombe atomique.
NB Les réacteurs européens comme ceux d'EDF(Seconde génération) comportent, à ma connaissance, une cuve forgée dans lequel le coeur du réacteur est intégré, une enceinte de confinement,des barres de controles qui descendent en deux secondes et sans prolongateurs.Ceux de troisième génération(EPR) comportent deux enceintes de confinement, une cuvette de retention pour recueillir le coeur en cas de fusion et des dispositifs de sécurité doublés.Ils fonctionnent avec de l'uranium enrichi à 5pct
Suite au prochain message
28 mars 2006
Première explication intelligente aux deux ans du CPE.
Elle provient du Directeur de l'ANPE,Christian Charpy, qui nous dit:
<<Il ne s'agit pas d'une période d'essai, mais d'une période de consolidation du contrat. Et cette période concerne moins la capacité du jeune à tenir l'emploi -qui peut se vérifier en quelques mois- que la pérennité de l'emploi lui même>>
Que nous l'a t on pas dit plus tôt !!! Peut être devrait il donner cette explication qui, à mon sens, a une certaine valeur, aux députés, aux syndicats, au Premier Ministre lui même et aux étudiants !
Et si on suit cette raison on pourrait ramener la période d'essai à 3 ou 6 mois...