CaDerange

Réactions à l'actualité politique et sociétale de manière dérangeante.Une forme de pensèe alternative.Des suggestions au grand public , au monde politique et médiatique....

03 mars 2006

Les raisons de l'évolution de l'activité viticole.

Nous connaissons l'évolution de l'activité viticole en France qui a vu cette profession changer complétement depuis 40ans, mais pas nécéssairement les raisons majeures de ces évolutions.

La première est la disparition du buveur régulier et de la consommation en famille qui était courante dans les années 50/60. C'était l'époque du gros rouge ou encore du vin rouge 6 étoiles de la dénomination de la bouteille en verre qui le contenait, que l'on buvait à la table familiale pur ou coupé d'eau pour les enfants. La disparition aussi du travailleur de force gros consommateur de vin rouge. Or ce buveur régulier consommait 190 litre de vin par an en moyenne, soit 75 pct de la production d'alors.

C'est ainsi que la production de vin est passée de 46 millions d'hectolitre dans les années 60  à 43 dans les années 80 et 33 de nos jours. L'avenir n'est pas très rose du fait de la baisse des consommations lièes à la politique de sécurité routière et du vieillissement des grands buveurs et d'un certain manque d'interêt des jeunes pour cette boisson.

Car une autre des raisons à la baisse des consommations est le manque de culture du vin chez les jeunes que leurs parents n'ont pas été capable de leur transmettre. Les 18-30 ans  ne se précipitent pas sur le vin de leur parents  et sont plutôt des adeptes soit des soft drinks soit des spiritueux suivant les circonstances. Le gout du vin nécessite une certaine culture pour comprendre la complexité des crus et des appélations à la Française, les différences de gout, les cépages et les mariages Vins/Plats.

Un monde complexe qui fait peur aux jeunes, dans lequel ils sont en position d'infériorité par rapport aux adultes, qui ,de ce fait, peut faire l'objet du rejet de ce qui vient des parents et qui leur apparait comme compliqué, peu accessible et difficile à choisir. Pourtant le vin reste un référent culturel fort pour les jeunes,très peu d'entre eux n'en ont jamais gouté et le produit a gardé une bonne image à leurs yeux.

Ce qui a disparu, c'est la transmission de cette culture du vin que faisait le père de famille à la table familiale le dimanche. La relation des jeunes avec le vin a été rompue.

Au total donc une modification complète du rapport au vin sur les 50 dernières années où l'on est passé d'un  produit de consommation courante à une produit sophistiqué, compliqué à comprendre et finalement très culturel mais devenu peu accessible aux jeunes générations. Avec moins de demande mais plus haut de gamme.

Pour l'avenir, il reste à trouver quand même comment ramener au vin les nouvelles générations...   

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Le mot de l'année: Podcast !

Vous ne le saviez peut être pas mais il existe une organisation qui élit tous les ans le "mot de l'année". Cette année, ce fameux mot est le mot "Podcast".

Pour ceux qui ne connaissent pas ce vocable anglosaxon définit un fichier MP3 que vous pouvez télécharger sur votre lecteur MP3 ou votre Ipod, et que vous emportez avec vous pour écouter plus tard, dans les transports en communs, ou en faisant des activités sportives par exemple. La différence avec un fichier de musique c'est que c'est un fichier de texte, écrit à l'origine dans une revue, un journal, un site internet ou émis sur une radio. Il est lu par un lecteur ou une lectrice pour que vous puissiez l'écouter sur votre baladeur MP3 ou Ipod.

Qui vous fournit ces podcast? Ce peut être une radio comme BFM par exemple ou un site internet comme Agoravox ou tout site liée à un journal. Combien ça coute? Rien, pour l'instant les chargements sont gratuits. Qui finance? les annonceurs de la radio ou du site internet pour l'instant mais attention le premier podcast payant vient de sortir aux Etats Unis et on commence à entendre parler de payer ces télechargements. Comme les auditeurs n'aiment pas entendre des publicités au milieu de leur podcast, il semble qu'on s'oriente vers une publicité pour le sponsor du podcast en début d'article avant son ouverture et une autre à la fin.

Autre problème,les mêmes causes produisant les mêmes effets, il est probable que les problèmes de propriétés industrielles rencontrés sur les téléchargements de musique vont venir interférer de la même manière sur les podcast et que les auteurs souhaiteront être rémunérés de leurs articles.D'ailleurs la Sacem suit l'affaire de près.

Deux conseils:1/ Profitez en vite 2/ Vous trouverez une sélection des articles de ce blog à télécharger sur Agoravox.

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Quelle crédibilité pour notre plan de résorption de la dettes et des déficits?

Dans un message du 13 janvier, je vous avais exprimé mon incrédulité sur le plan de résorption de la dette présenté par le Premier Ministre et le Ministre des Finances à la suite du rapport canalblog1_0072Pebereau. J'avoue ne pas avoir réussi à comprendre comment en continuant tous les ans à dégager des déficits et donc à augmenter notre dette globale, on peut diminuer le pourcentage de cette dette par rapport au Produit Intérieur Brut de la France ?

Voiçi les chiffres sur lesquels j'ai fait mes propres estimations. Nous partons d'une dette de 1100 milliards à fin 2005 pour un PIB de 1670 Milliards soit donc une dette de 65.8pct du PIB en 2005.

A 2.5pct par an de croissance du PIB, nous devrions avoir respectivement un PIB de 1711 Milliards en 2006,1754 en 2007 et 1798 en 2008. Les déficits en suivant les pourcentages du ministère devraient être de 48 milliards en 2006,45 en 2007 et 34 en 2008 ce qui devrait nous amener à une dette de 1100+48+45+34=1227 soit 68pct de dette par rapport au PIB en 2008. Comment nos ministres font pour en arriver à 64.6 pct, je l'ignore mais j'ai des doutes sur leur mathématique financière. Curieusement tous les journalistes, y compris ceux des journaux financiers, croient les yeux fermés les chiffres du ministre. Je dois faire de la suspicion systématique.

Apparemment le Commissaire Européen aux affaires économiques, Joaquim Almédia, ne croit pas beaucoup plus aux hypothèses de notre Ministre des Finances puisqu'il a exprimé officiellement son manque de conviction de la crédibilité du budget de la France en 2006 qu'il juge réalisé avec quelques recettes exceptionnelles de circonstance( la captation de recettes des ventes de société d'autoroutes, le paiement de la soulte retraite de la RATP, etc) peu orthodoxes, et a donc demandé à notre ministre de prendre quelques mesures structurelles supplémentaires pour ramener ce déficit de manière certaine à 3pct.

Une autre incrédulité sur le plan gouvernemental de réduction des dépenses a été exprimé dans la presse par l'ancien PDG de Peugeot et ancien haut fonctionnaire au budget, Jacques Calvet. Son argumentaire est basé sur la structure du budget 2006 (266 Milliards d'euros de dépenses dont 48.7 de déficit) qui se décompose en  83 milliards de Dépenses Sociales, 80 de depenses d'enseignement et de recherche, 42 pour les services régaliens de l'Etat (Justice, Police,Défense etc) et 40 de "service" de la dette. Budget dans lequel 45pct des dépenses sont des dépenses de personnels, dont la tendance est par essence haussière de manière permanente, entre le remplacement des départs en retraites à l'identique, les augmentations générales et celles, automatiques, liées à l'ancienneté ou à la reconnaissance de l'amélioration de la technicité .

Il est tout a fait incrédule sur les possibilités de diminution de ces différents postes de dépenses individuels et parle de langue de bois de nos hommes politiques quand il entend parler de la relative facilité de diminuer les dépenses de l'Etat. Curieusement c'est Monsieur Pebereau lui même qui a semblé dire qu'il serait assez facile de revenir sur 5 ans à un budget en équilibre Depenses/recettes, assertion à mon avis un peu osée mais aussitôt reprise par le gouvernement. Pour être franc, moi aussi ! Comment peut on en effet penser réduire son train de vie de 25pct(!!!) sans de très gros et douloureux efforts?

Il me paraitrait donc important que le gouvernement nous explique de manière un peu plus approfondie comment il compte réaliser ses objectifs si il veut avoir une crédibilité que les Français ne lui reconnaisse pas spontanément( non plus qu'à n'importe quel gouvernement d'ailleurs depuis trente ans !)

Sans compter que nous ne parlons que de retour à zero du déficit annuel du budget et non pas de commencement de réduction de la dette qui elle en sera toujours en 2008 aux alentours de 1230 milliards d'euros. Or pour réduire cette dette, il faut déja dégager des excédent budgétaires, donc accentuer l'effort de rigueur budgétaire au dela de 2008 pour dégager, allez, 20 milliards par an d'excédent. A ce rythme là, très irréaliste,  il nous faudrait quand même 25 ans de rigueur pour rembourser la fameuse dette.

On nous raconte donc bien des histoires et le problème de la dette de la France n'est même pas à un début de commencement de règlement du problème...   

Posté par CaDerange à 05:25 - Etat - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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