Surprise, surprise, des chercheurs en écologie viennent d'alerter sur le fait que diminuer la pollution par aérosol peut être finalement néfaste pour la maitrise du réchauffement climatique.

Tout d'abord, il ne s'agit pas de la pollution par les aérosols du type bombe aérosol  au CFC qui ont été interdits et le demeurent car les CFC qui entraient dans leur composition sont nocifs pour la couche d'ozone. Il s'agit des aérosols produits par le mélange dans l'air de toutes sortes de particules microscopiques provenant de l'activité humaine, des particules de caoutchouc, des suies provenant des combustions de charbon ou de biomasse, des poussières d'origine volcanique, des gaz d'échappement de voiture, camions,bateaux ou d'avions... etc.Toutes particules que nous nous sommes efforcés d'éliminer pour rendre le plus propre possible les fumées que nous émettons.

Or ces particules et les aérosols qu'elles provoquent ont un effet réfléchissant sur la lumière solaire et donc diminuent la charge calorifique d'origine solaire arrivant jusqu'à terre.En les diminuant nous réduisons donc sans le vouloir la protection qu'ils nous apportaient contre le réchauffement solaire.

C'est les conclusions auxquelles est arrivé un équipe de chercheurs de la Méteo britannique( ménée par le Français Nicolas Bellouin) et son homologue américaine Noaa. Pour ce faire ils ont fait des mesures du pouvoir reflecteur de l'atmosphère en utilisant les satellites météo Terra et Aqua et ont decouvert que ce pouvoir réflecteur était beaucoup plus élevé que précédemment pris en compte.La raison en est que précédemment ce genre de mesure n'avait été effectuées qu'au dessus des océans et non pas au dessus de la Terre où ces émissions sont beaucoup plus fortes.

Conclusions de cette équipe de chercheurs:nos efforts pour limiter les émissions de poussières dans les fumées et dans l'air pourraient bien avoir un effet contreproductif vis à vis des efforts de réduction des émissions de CO2 !

Curieusement, les chercheurs avaient déjà été alerté sur ce phénomène immédiatement après le 11 septembre car la suppression de tous les vols aux Etats Unis dans les jours qui avaient suivis l'attentat s'était traduit par moins d'émissions de poussières en haute altitude et par...une hausse des température diurnes.

La science est bien compliquée...