Je vous avais signalé le 15 fevrier l'attitude de nos pouvoirs publics qui ont tendance à jouer au chat et à la souris avec Bruxelles sur divers sujets avec pour résultat d'indisposer la commission européenne à notre égard, de maintenir notre réputation de négativité et de retarder inutilement la mise en place de certaines actions d'intérêt général.

Un autre exemple vient de nous en être fournis par le feuilleton du plan d'allocation des quotas de CO2 pour l'industrie française pour l'année 2005. Notre plan a été réfusé par Bruxelles pour la deuxième fois sous pretexte que nous avons "omis" (malgré une première révision déjà) une cinquantaine de sites émetteurs pour un total de 0.18 millions de tonnes de CO2 produites.En gros "nous trichons" et le manque de confiance de Bruxelles fait que nous en sommes contraints à leur fournir la liste nominative des 1400 sites concernés.

L'impact en est que d'abord , nous avons émis au Journal Officiel du 25 fevrier un décret érroné(!!!), que le marché des droits à émission de CO2 n'a toujours pas pu démarrer et pour les industriels susceptibles de racheter de tels droits, des dépenses supplémentaires car depuis le premier janvier le cout de ces droits est passé de 7 à 15 euros la tonne.

Si nous réduisions le nombre de personnes qui s'en occupent, je suis sur que nous pourrions réduire le nombre d'erreurs couteuses de notre administration.C'est en tous cas mon expérience personnelle que le fait d'avoir beaucoup d'intervenants dans un problème est plutôt une cause d'erreurs que d'éfficacité.