La Chine s'est imposée comme un grand producteur mondial dans beaucoup de domaines et très rapidement grace au cout de sa main d'oeuvre, à la faiblesse entretenue de sa monnaie et à ses qualités techniques et commerciales.

La phase suivante vise à se developper à l'etranger en rachetant de par le monde les entreprises qui peuvent les interesser comme recemment les parfums Marionnaud.Il s'agit là de capitalisme classique et je n'y voit personnellement rien à redire. L'avenir dira néanmoins ce qu'ils vont faire avec ces entreprises.

Un autre approche consiste à racheter certaines entreprises, souvent en difficulté, pour la technologie qu'elles possèdent et pour leur réseau de commercialisation en Europe. C'est la cas d'un certains nombre de PME qui vivent mal en Europe du fait de la récession actuelle,qui ont de la difficulté à exporter de fait de nos couts de fabrication, souvent des problèmes de succession de dirigeants, mais qui possèdent ces deux atouts que les Chinois recherchent, savoir faire et réseau de distribution.Ils ont ainsi acquis en 2004 168 entreprises allemandes après 112 en 2003. Qu'en font ils? Ils transférent la technologie vers la Chine, commencent à y fabriquer à bas cout et réexportent en utilisant le réseau commercial. Que reste il au bout de quelques années dans le pays d'origine? Une filiale de commercialisation sans moyen de production qui ont été fermés entre temps.

En France, il y a apparemment beaucoup moins de reprises de ce type. Sans doute sommes nous moins attractifs, ou bien sommes nous en deuxieme ou troisiéme position seulement dans leur plan de reprise d'entreprise.Quelques grosses affaires néanmoins avec la reprise en coentreprise de toute la fabrication de téléviseurs de Thomson/RCA par le chinois TCL qui devient donc le premier fabricant mondial de ce type de materiel. La reprise également de la fabrication de téléphones cellulaires d'Alcatel. Plus Marionnaud dejà cité. Dans les trois cas du capitalisme classique, à mon sens.

Plus représentatif de la deuxième approche, le rachat des Conserves de Provence qui va permettre à l'acheteur , une société agroalimentaire chinoise, d'importer des tomates chinoises, de les conditionner et de les vendre sous la marque française dans son reseau de distribution.Voila un excédent de tomates sur notre marché déjà très saturé qui ne va pas aider nos producteurs.A terme donc un problème sérieux pour cette filiaire agricole.

Tout ceci est parfaitement normal et capitaliste dans un monde ouvert type Organisation Mondiale du Commerce. Par contre la question qui me parait se poser est celle de l'égalité des chances dans ce combat ou la Chine bénéficie, outre ses couts du travail "normalement faibles", d'une monnaie sous évaluée dont elle conserve le controle total et d'un angélisme total de nos politiques qui n'arrètent pas de rendre leurs sourires aux Chinois sans voir que derrière il ya des dents...