L'Allemagne est tout aussi empétrée dans le niveau élévée du chomage( 10pct) que nous mêmes. Pourtant son attitude est tout autre.Tout d'abord au niveau des directions et des syndicats, il y a identité de vues, autant que faire se peut, bien sur, entre ces deux entités, sur l'analyse des situations et la logique des mesures à prendre. En particulier leur mode de raisonnement est axé autour du problème de la compétitivité des produits et donc de l'amélioration ou au moins de la sauvegarde, de leurs prix de revient. Une approche dont je vous ai parlé à plusieurs reprises dans ce blog et qui est totalement ignorée en France.

C'est la raison pour laquelle on apprend quasiment chaque jour que des accords ont éte trouvé dans telle ou telle entreprise allemnade pour travailler plus longtemps au même salaire en contrepartie d'engagements de la direction sur le maintien des postes. C'est la logique de la baisse par tous les moyens des prix de revient pour éviter les délocalisations. Pourquoi une telle approche ne pourrait elle réussir en France? Sans doute parce que l'approche totalement contraire qu'a été celle des 35 hrs a tellement marqué les esprits qu'il est difficile de s'en évader. Sans doute aussi parce que nos syndicats ne peuvent concevoir autre chose que des approches de type "toujours plus". Attendons que les idées evoluent mais le temps joue contre nous... 

Une autre approche surprenante mais qui demontre un réel desir d'attaquer de manière concrete le problème est l'approche de type "Union Sacrée" proposée par le chancelier Schröder aux autres formations politiques de l'opposition.Je ne m'appesantirai pas sur le details des mesures finalement proposées par le Chancelier allemand, ce qui m'intéresse est plutot l'approche coopérative dont elle témoigne, approche qui passe par l'oubli des dogmatismes et des luttes pour le pouvoir.

Pense t on que la situation en France est moins grave pour que l'on puisse se permettre de poursuivre comme d'habitude sur les déclarations d'intentions, l'affichage de positions dogmatiques classiques et l'exclusion de l'autre pour, bien entendu, briguer sa place à la première occasion? La situation a le même caractère de gravité voire pire encore car, contrairement aux Allemands, nous avons une balance des comptes déficitaire alors que la leur est positive,et notre compréhension des problèmes économiques et de leur résolution y est malheureusement inexistante.

Alors, Messieurs nos Hommes Politiques, Messieurs les dirigeants des Centrales Syndicales, Messieurs les représentants du Medef et de la CGPME,  rencontrez vous et tachez de mettre sur pied cette "Union Sacrée contre le Chomage" dans les négociations d'entreprises et dans les décisions gouvernementales sans laquelle nous n'en sortirons pas! Sachez pour une fois partager et accepter la mème logique, celle des prix de revient, de la diminution des charges étatiques, celle des entreprises qui se doivent d'exporter à tout prix pour faire vivre le reste du pays et maintenir nos statuts sociaux.