J'ai eu l'occasion de visiter récemment une usine de fabrication de vaccins qui m'a beaucoup impressionnée par la qualité de ses équipements et le luxe de précaution prises pour s'assurer de la qualité des fabrications.

On nous a parlé à cette occasion de l'aspect réglementaire de cette profession et de son évolution récente vers de plus en plus de documentation écrite, un système d'approbation et de controle de plus en plus complexe, liée au Principe de Précaution. Sur le principe, je comprends parfaitement cette évolution vers toujours plus de sécurité. Par contre j'ai cru comprendre que , de ce fait, il ne devenait plus possible, en cas de pandémie soudaine de réagir avec rapidité pour soigner ceux qui en auraient bésoin. Le cas d'une épidemie grave au Brésil, il y a quelques décades, pour laquelle déjà les doses de vaccins avaient pris trois mois pour arriver avec les procédures de l'époque a été mentionné comme un cas de figure qu'il ne serait plus possible de traiter de nos jours car, en fonction du principe de précaution , il faut environ une bonne année pour pouvoir produire les doses de vaccins nécessaires.Que se passerait il donc? Je ne sais... et je ne sais si nous aurions la possibilité de déroger au fameux Principe dans ce cas là. Espérons le en tous cas pour les victimes potentielles.

Ce n'est pas la prémière fois que je constate que l'accumulation de réglémentations sécuritaires a des conséquences qui vont en sens inverses d'autres considérations. J'en citerai une autre. Dans l'automobile vous avez sans doute remarqués que le poids des nouveaux modéles est largement en augmentation par rapport aux modèles précédents. La cause en est la course au toujours plus en matière de sécurité qui est sans aucun doute un bien pour notre circulation routière. Par contre l'effet pervers est que l'on consomme davantage de carburant qu'il ne serait nécessaire avec les règlementations précédentes et que donc l'on produit plus de CO2 qu'il ne serait strictement nécessaire.

Nous commençons à voir apparaitre des exigences contraires et je ne sais si quelqu'un se préoccupe de l'impact global des exigences individuelles de nos differentes politiques. Peut être un jour s'apercevra t on que le MIEUX EST L'ENNEMI DU BIEN. Il faudrait néanmoins que ce ne soit pas trop tard comme semblerait l'indiquer cette exemple pharmaceutique