La manière dont l'accident survenu chez Air France à été géré par les syndicats et l'inspection du travail me font reagir sur la considération - ou du peu de considération plutot- que l'on manifeste dans notre société aux victimes, que ce soit dans des affaires criminelles ou civiles.

Dans le cas survenu à Orly, il y a eu une victime, une hotesse de l'air qui est tombée à terre d'une hauteur de 7 ou 8 mètres lorsque la passerelle de l'avion a éte retirée alors qu'elle était encore dessus. Elle en est malheureusement morte. C'etait une employée d'Air France au même titre que l'employé qui opérait la passerelle. Pourtant qu'avons nous vu?  Une grève dure qui a bloqué dans leurs déplacements plusieurs jours les Français , pour défendre celui qui opérait la passerelle et "se payer" la direction d'Air France, le pdg ayant jugé bon de monter en ligne sur ce sujet là. Pas pour regrétter le décès malheureux de l'hotesse de l'air, dont c'est tout juste si on ne s'est pas demandé ce qu'elle faisait sur cette passerelle...

Sur le fond, de savoir si c'était l'opérateur ou les dispositifs de securité des passerelles d'Air France qui étaient en cause, je laisserai à la justice le soin de trancher. Il semblerait néanmoins, d'aprés la lettre recemment divulguée du Directeur régional du travail à son ministre que le jour de l'accident, il y avait bien deux employés en service à la manoeuvre de cette passerelle et que, je cite, " le respect des procédures existantes aurait suffi à eviter l'accident". La justice tranchera. Une chose est sure néanmoins, c'est l'opérateur qui a retiré la passerelle dont est tombée l'hotesse

Je voudrais revenir par contre sur le fait que l'attitude des syndicats vis à vis de la victime, dont je ne connais pas le detail, a du être pârticulièrement déplaisante pour que son avocat soit obligé de leur écrire pour déplorer le manque d'egards pour la famille de cette jeune femme.  

Ce n'est pas la première fois que dans des affaires criminelles ou civiles, la médiatisation qui a lieu à cette occasion autour du procés et des avocats qui y participent est orienté en faveur du coupable supposé pour lequel on nous fait part de toutes les excuses possibles, au détriment de la société, qui par essence est responsable de tout et en oubliant les douleurs vecues par les victimes et  leur famille.

La justice plus que tout autre fonction de l'Etat a besoin de sérénité. Ce n'est pas rendre service aux justiciables que de vouloir ignorer le droit des victimes à la dignité