J'avais fait un article il y a quelque temps sur le cas de France Télécom et sur sa demande d'augmentation du tarif de l'abonnement.Tout d'abord , comme prévu , les pouvoirs publics ont accéptés les augmentations demandées par France Télecom que le client devra payer. J'aurais pensé qu'ils feraient néanmoins un Baroud d'Honneur pour montrer aux clients et néanmoins électeurs qu'ils defendaient leurs intérêts mais non, même pas....Ils ont entériné la totalité des augmentations demandées par France Télécom.  Même Thierry Breton a du en être surpris car quand on négocie, on demande toujours plus que ce que l'on souhaite vraiment obtenir.

Je proposais dans cet article d'appliquer au cas du réseau de France Télécom le même système que celui utilisé dans le cas de l'EDF et de la SNCF, c'est à dire créer une société privée , Réseaux Téléphoniques de France, qui soit la propriétaire de ce réseau, l'entretienne, le développe et facture leur passage à toutes les sociétes de telephone qui l'utilisent. France Télécom devenait dans ce systeme une société de fourniture de services téléphoniques au même titre que ses concurrents.

J'ai eu le plaisir de lire dans un article des Echos du 1er Fevrier, sous la plume de deux professeurs d'économie universitaires, que le fait de conserver les deux activités, fournisseurs de services télephoniques et gérant du reseau, au sein de France Télécom laissait,- je cite-, la porte ouverte à toutes les possibilités de manipulation tarifaires et que l'heure était venue de considérer sérieusement la création de deux entreprises indépendantes. Ils suggéraient que ce soient les autorités de protection de la concurrence en France et en Europe qui se saissisent du dossier. Merci tout d'abord à ces deux professeurs de conforter le serieux des avis de ce modeste Blog. Et surtout espérons que cette suggestion soit entendue jusqu'a Bruxelles.

Sur le sujet vous serez peut être intéréssés à savoir pourquoi dans trois cas differents ,  EDF,  SNCF,  France Télécom, nos pouvoirs publics ont utilisé des approches différentes? C'est simple. Dans le cas de la SNCF, la priorité etait à éviter un problème social en éffaçant la dette et les pertes d'exploitation de la SNCF du débat public. Objectif atteint d'ailleurs. Dans le cas d'EDF, il fallait satisfaire Bruxelles  et les autres pays européens - L'Italie par exemple qui bloque de ce fait EDF dans sa prise de controle d'Edison- qui a fait de l'ouverture à la concurrence de la fourniture d'éléctricité un de ses chevaux de bataille et qui considère que nous sommes le pays qui renacle le plus à cette ouverture, également pour des raisons de paix sociale. Dans le cas de France Télécom, la priorité est à conforter tant que c'est possible les profits de France Télécom pour que ce fleuron de notre industrie puisse rembourser les dettes colossales contractées dans le developpement aventureux initié par le prédécesseur de Th Breton, Monsieur Michel Bon.

Une constante néanmoins dans ces approches: C'est vous qui payez. Intéréssant, non...