Monsieur Kofi Annan, secrétaire général de l'Onu, vient d'annoncer, aprés un congrés exceptionnel de l'ONU à Djakarta, que l'ONU allait prendre en charge la coordination des secours aux pays d'Asie du Sud Est victime du Tsunami et à leurs populations. Cette annonce extraordinaire est faite 11 jours après la catastrophe et sous réserve de la réception à court terme de la part des Pays Membres de l'ONU du Million de dollars nécéssaire à cette action.On ne devrait sans doute pas tarder à connaitre le nom du responsable de cette coordination car je doute que ce ne soit Monsieur Kofi Annan lui même.

Les sinistrés qui entendront cette nouvelle se poseront sans doute la question de comment il aurait bien pu faire pour s'en sortir sans cette aide rapide et inespérée.Le grand public pourra également se demander comment les choses se seraient passées sans l'intervention trés rapide de centaines d'ONG de toutes nationalitiés et aussi de forces armées ou d'equipes sanitaires envoyés directement par differents gouvernements du monde dont en particulier l'armée Américaine.Je ne peux imaginer le désastre encore plus absolu qu'aurait ète cette catastrophe si tous ces milliers de pauvres gens n'avaient rien vu venir pendant 11 long jours!

Alors Monsieur Kofi Annan, un peu de pudeur tout d'abord et n'annoncez pas comme une grande avancée que vous preniez , enfin, la direction des Opérations de secours.Peut être pourrait on se poser la question de l'utilité d'un organisme couteux comme le votre pour être aussi peu réactif dans ce genre de circonstances?Gouverner c'est prévoir , dit on. Comment se fait il que l'ONU, qui a pourtant un Haut Commisariat aux réfugiés, qui dispose de budgets consequents pour des administraitifs nombreux dans de beaux bureaux , n'ait jamais pensé à créer, de manière permanente ou temporaire , un Délégue aux Grandes Catastrophes avec tous pouvoirs et moyens pour réagir avec une extrême rapîdité dans ce genre de cas? Il y a pourtant bien tous les ans de par le monde une catastrophe majeure qui justifierait son existence